Ca se passe comme ça chez AREVA !

Dans cette rubrique tout ce qui paraît insolent dans les pratiques sociales, les conditions de travail du groupe. Nous aimerions plutôt dire insolite, hélas certaines pratiques sont si banales.


Articles publiés dans cette rubrique

jeudi 9 novembre 2017
par  Mutos

Edvance, ou le début d’application des ordonnances ?

La filiale commune NP-EDP Edvance, alias l’ancien NICE pour ceux qui auraient raté un épisode, était déjà un OVNI mal dégrossi avec ses mises à disposition, son accord PIDU traçant des pointillés bizarre au milieu du périmètre NP, et son organisation qui semblait avoir été faite à la va-vite.

Elle avait au moins encore un semblant d’Instances Représentatives du Personnel, sous la forme de Délégués du Personnel et d’un CHSCT, qui étaient encore obligatoire à la date de rédaction du projet, il y a quelques mois. Las ! Voilà que la direction de NP Courbevoie nous annonce que ces instances n’existeront jamais, les ordonnances permettant désormais de s’en passer !

Dans la même veine, voilà également que les directions de NP et EDF se jouent des CHSCT sur la question de l’aménagement de la Tour. Ignorant superbement l’avis négatif motivé par une expertise aux conclusions alarmantes, elles maintiennent leurs objectifs de densification des bureaux, allant jusqu’à entasser quelque 130 salariés dans des étages qui jadis en accomodaient 90... Ni l’avis du CHSCT NP, ni le rapport de l’expertise n’ont évidemment été portés à la connaissance des deux CHSCT EDF qui, devant se prononcer sur le projet, l’ont fait sur la foi de la déclaration de la direction que les nouveaux plans « respectaient la charte d’aménagement AREVA » ! d’ailleurs, l’un de ces CHSCT s’est prononcé négativement.

Hasard ? Coïncidence ? Ou bien, sachant que les CHSCT vivent leurs derniers mois si les ordonnances ne sont pas combattues et repoussées, conviction que l’on peut désormais les court-circuiter par anticipation ?

Alors si vous devez aller chez Edvance, vous pourriez y perdre quelques illusions... ou bien vous syndiquer pour défendre vos droits et éviter leur disparition pure et simple.

(dernière révision du tract dont une version précédente a été distribué le 09/11/2017)

mardi 25 avril 2017
par  Mutos

Aménagement de la Tour : le « projet sardines » bloqué par le CHSCT

Dans les années ’70, Framatome s’installait dans l’ex-Tour FIAT. Après quelques années de bureaux paysagers, c’est la direction qui, sous la pression des salariés et constatant que ceux-ci étaient inefficaces dans ces conditions, décidait de revenir à des bureaux fermés.

Quanrante ans plus tard, depuis 2006, le mouvement inverse est en marche... Nous avons d’abord eu NOVA, qui n’osait encore qu’effleurer la barre fatidique des 100 salariés par étage, puis Convergence, qui montait subrepticement à 110. Le troisième projet ne dit pas son nom, seul celui de la société prestataire, la bien nommée TETRIS, est connu. Mais son objectif de 135 salariés dans certains étage autorise votre CGT à lui attribuer un charmant petit nom de code : « projet sardines »...

Nous savons tous les effets qu’a l’open-space sur les salariés. Mal-être, sentiment d’insécurité, ambiance sonore délétère... Tout cela fait que, dans ces bureaux théoriquement destinés à provoquer la communication, les salariés se replient sur eux-mêmes et, déstabilisés, trouvent difficile de se concentrer et de bien travailler. Ceci sans compter les risques psycho-sociaux que cela induit, surtout dans un contexte déjà fort chargé de tensions et de pressions.

Aujourd’hui, en 2017, les instances n’avaient été informées qu’en passant de ce projet. Le CHSCT de l’établissement NP de la Tour s’est saisi du problème et a temporairement suspendu la « sardinisation ». Une expertise est en cours et ce tract a pour ambition de vous donner quelques clés pour remettre en perspective cette action.

lundi 13 mars 2017
par  Mutos

Malvési : victoire des salariés soutenus par la seule CGT !

Le site AREVA NC Malvési à Narbonne (anciennement COMURHEX), assure la première étape de la conversion de l’uranium dans le cycle du combustible. Actuellement, un changement de procédé est en cours, qui nécessite une mise en place extrêmement compliquée. Or, le Plan de Départs Volontaires a impacté lourdement le site, conduisant à 24% de postes supprimés en 2016. Devant les menaces qui pèsent sur le site, les salariés demandent une action.

Le 23 Janvier, un préavis de grève est déposé par la CGT, rejoint le 25 janvier par FO. La grève est largement suivie. La CGT sollicite la direction pour trouver des solutions. Mais le Jeudi 2 Mars 2017 à 20h, les badges sont désactivés et les premier salariés se voient refuser l’accès au site. Ils reçoivent ensuite une lettre de suspension de leur contrat de travail.

Le 7 Mars, toutes les organisations syndicales, sauf la CGT, exclue de la réunion de conciliation, signent avec la direction un relevé de décisions entérinant le chômage technique avec perte de salaire. Les salariés, qui n’ont pas été consultés, refusent ce texte et maintiennent leur mouvement, soutenus par la CGT, qui les aide à formaliser leurs revendications.

Le Vendredi 10 Mars, la direction se résoud enfin à proposer un accord reprenant toutes les revendications des salariés. la CGT organise une assemblée générale et ce sont les salariés grèvistes eux-mêmes qui décident de la reprise ou non du travail. Ils valident l’accord et votent la fin du mouvement.

Dans cet épisode, c’est clairement le droit de grève qui a été attaqué en même temps que les emplois et les conditions de travail et de vie dans un site industriel majeur de la filière nucléaire. La CGT et les salarié ont fait front malgré la désaffection des autres syndicats. Nous avons fini par voir nos revendications satisfaites.

Cette victoire doit nous éclairer et nous porter lorsque, partout ailleurs dans le groupe, la filière, les branches métallurgie et énergie, les attaques se multiplient, que d’autres se contentent d’accompagner ! Voilà donc l’ensemble des tracts CGT qui ont accompagné cette mobilisation jusqu’à son heureuse conclusion.

lundi 6 mars 2017
par  Mutos

Malvési : la direction suspend le contrat de salariés en grève pour leur avenir

Le site AREVA NC Malvési à Narbonne (anciennement COMURHEX), assure la première étape de la conversion de l’uranium dans le cycle du combustible.

Actuellement, un changement de procédé est en cours, qui nécessite une mise en place extrêmement compliquée. Or, le Plan de Départs Volontaires a impacté lourdement le site, conduisant à 24% de postes supprimés en 2016.

Le 23 janvier, un préavis de grève a été déposé par la CGT, rejoint le 25 janvier par FO. Nous revendiquons l’arrêt des suppressions d’emploi et du gel des salaires, l’ouverture d’une négociation sur l’évolution de carrière et une compensation de la prime d’intéressement, pour laquelle Malvési est disciminée par rapport aux autres établissements AREVA NC.

La grève est largement suivie. La CGT sollicite la direction maintes fois pour trouver des solutions. Las, celle-ci réplique par une menace de suspension des contrats de travail des salariés en grève.

Le Jeudi 2 Mars 2017 à 20h, les badges sont désactivés et les premier salariés se voient refuser l’accès au site. Ils reçoivent ensuite une lettre de suspension de leur contrat de travail.

Aujourd’hui, c’est clairement le droit de grève qui est menacé. Qu’adviendra-t-il lorsque la direction du groupe va attaquer encore plus fort les statuts collectifs ?

La CGT appelle tous les salariés du groupe AREVA à être solidaires des les salariés d’AREVA NC Malvési.

Aujourd’hui Malvési, demain à qui le tour ?

jeudi 26 mai 2016
par  Mutos

Licenciement à Jarrie : nous somme Pierrot !

Fin Avril, nous vous informions qu’un salarié du site Cezus de Jarrie avait été licencié injustement. Après trois semaines de grève et plusieurs tentatives de médiation, la direction s’arc-boute sur sa position.

Petit rappel des faits : un matin, un salarié prend sa pause. Il n’a pas à la ceinture son « masque de fuite ». Le directeur de l’établissement l’interpelle, le somme de porter son masque et le bouscule devant son refus.

Rien de si grave qui puisse justifier un licenciement, me direz-vous ? Il semblerait que le reproche sous-jacent ait porté sur le simple fait de ne pas se soumettre devant la manière forte utilisée indûment pour asséner un ordre.

Tous les syndicats du site ont soutenu Pierrot, ainsi qu’il est connu sur le site, demandant que le licenciement soit commué en une sanction disciplinaire plus en rapport avec la gravité de la faute. Fin de non-recevoir de la direction. L’Inspection du travail, les élus locaux, le syndicat patronal lui-même, on proposé de jouer les médiateurs. Nouvelle fin de non-recevoir.

Le site est en grève depuis trois semaines déjà pour le soutenir. Lui, le salarié modèle aux états de service irréprochable ne peut voir sa carrière détruite par un abus de pouvoir manifeste ! Pourtant, le directeur du site continue à privilégier sa fierté personnelle par rapport aux conséquences économiques, sociales et d’image que sa décision injuste, excessive et arbitraire provoque sur l’établissement.

Un retraité actif a même écrit au Président de la République, au Premier Ministre et à la Ministre du travail. Dans un courrier du 29 avril, le chef de cabinet du Président de la République assure que le chef de l’état porte son attention au cas de Pierrot et que le préfet de l’Isère sera interpellé personnellement.

Pierrot a saisi les prud’hommes contre le caractère excessif de son licenciement. Vendredi 20 avait lieu au palais de justice de Grenoble la conciliation juridique qui précède la procédure prud’homale. Nous aurons certainement bientôt des informations sur l’issue de cette réunion et vous en informerons aussitôt.

Pour l’heure, à la CGT AREVA, les choses ont simples : nous sommes Pierrot !